Création d’un potager électrocultivé

Créer un potager en partant d’une pelouse puis installer la technique d’électroculture PLANTONIC

Définir une surface rectangulaire orienté EST OUEST pour le petit coté et NORD SUD pour le grand coté. Dans un endroit bien ensoleillé la journée Dans notre projet le terrain fera 15m x 7m =105m², il comportera une partie électrocultivé de 9m x 7m = 63m² (rouge) une zone neutre de 3.5 x7m =24.5m² (orange)et une zone témoin non influencée par l’électroculture de 2.5m x 7m =17.5m² (bleu) . Cette zone Bleu permettra de vérifier les différences de croissance avec la zone rouge. La zone orange est une zone où on ne connaît pas l’influence de l’électroculture. En général, la croissance des plantes se dégrade au fur et à mesure qu’on se rapproche de la zone témoin. La parcelle est remise en forme rectangulaire au moyen de liteaux et de la corde à 13 noeuds.

Le terrain était précédemment une pelouse, il a fallut le travailler en profondeur pour dé-tasser la terre . Le motoculteur est l’outil idéal. Puis après quelques jours de repos, l’utilisation d’une bineuse électrique casse les mottes et fait ressortir les racines. Après ce travail le râteau est bienvenu pour enlever les gros déchets : racines morceaux de bois… On forme alors des andins que l’on évacue dans une brouette sur le tas de déchets
ou la zone de compostage.

MISE EN PLACE DES ELECTRODES

Les deux électrodes permettent d’envoyer des courants électriques dans la terre. Ces électrodes définissent la zone rouge du plan. Les dimensions de la zone électrocultivée sont de 7m soit la largeur du potager et distante de 9m. La surface électrocultivée est de 63m². Après avoir repéré la position de chaque électrode par des piquets on réalise un sillon de 20cm de profondeur en forme de V avec un Butteur-rayonneur. Un coup de râteau pour évacuer la terre puis un deuxième coup avec le Butteur-rayonneur pour approfondir.

L’électrode est faite en tube de cuivre de 10/12 acheté dans un magasin de bricolage. Le tube est vendu en rouleau de 5m 10m ou plus. Dans cette installation, j’utilise un ancien tube ressoudé à un nouveau tube pour avoir une longueur de 7.5m. Il faut laisser environ 30cm aux extrémités pour faire ressortir le tube de la terre. On déroule le tube dans le sillon en mettant un pied dessus et en avançant en le déroulant devant soi. Il reste presque droit. On cale le tube avec de la terre ou une pierre. Après qu’il soit bien positionné au fond du sillon, celui-ci est rebouché avec le râteau.

Les extrémités sont fixées sur un poteau par un collier. Le tube est vertical. Sur l’une des extrémités du tube, un fil électrique est fixé en glissant la partie dénudée sous le collier contre le cuivre du tube nettoyé à la toile Emery pur un contact électrique parfait.

Le collier est serré et assure la fixation rigide du fil contre le cuivre. le collier, le fil et le tube sont emmaillotés dans du ruban adhésif plastique pour être protégés de la pluie et de l’humidité.

Il ne reste plus que trois opérations pour finir le montage.
Tasser la terre avec les pieds jointifs sur la longueur des électrodes.
– Arroser copieusement la terre le long de chaque l’électrode pour
avoir un bon contact électrique entre le cuivre et la terre.
– Relier les électrodes au PLANTONIC 50

Les deux électrodes sont reliées chacune à un fil électrique. Ceux-ci sont amenés à l’endroit où sera installé le PLANTONIC 50: une zone ensoleillée orienté vers le Sud.

Le PLANTONIC 50 est équipé de deux fils de1m qu’il faut connecter aux fils provenant des électrodes. La mise en place d’une cosse Faston livré dans le kit sur chacun des fils permet la connexion (et le dé-câblage si nécessaire). Puis brancher les cosses mâle et femelle.

Dès que PLANTONIC 50 est branché et que l’ensoleillement est présent sur le panneau solaire, les signaux électriques sont envoyés dans les électrodes et se diffuse dans la terre. Une LED sous le panneau solaire clignote, indiquant le bon
fonctionnement.

Entretien:
Dans les jours qui suivent l’installation, pensez à arroser les électrodes.
Veillez à enlever régulièrement la poussière sur le panneau solaire.

Le choix du PLANTONIC 50 est lié à la surface à stimuler. Cet appareil est prévu pour une surface de 50m² à 80m². Comme le potager électrocultivé mesure 9m x7m = 63m² , cette surface correspond parfaitement au PLANTONIC 50

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Préparer son projet de potager

L’automne est la saison idéale pour préparer ou modifier son potager, en fonction
des défauts que l’on a constatés durant la période printanière et d’été. Le jardinier doit
imaginer des modifications ou des agrandissements ou tout simplement la création
d’une zone potagère.

Les points essentiels

  • la surface du potager, la qualité de la terre, les pollutions possibles ou connues.
  • l’orientation, l’ensoleillement, la proximité des arbres.
  • les points d’eau pour l’arrosage manuel ou automatique.
  • la protection contre les vents dominants (ouest) et les vents froids (nord-est).
  • la zone de stockage ou de compost des déchets agricoles.
  • une remise pour le stockage des outils à proximité.
  • une zone de couche pour les semis ou une serre.
  • un appareil d’électroculture et ses électrodes si l’on souhaite une récolte abondante
    de très hautes qualités gustatives et de prévention de sa santé.

Un potager sera fait pour une culture sans pesticides ou produits de traitement, ni apports
d’engrais chimiques, mais en utilisant les auxiliaires de la nature : abeilles, vers de terre…

Un potager de 100m² pour une famille de 4 est suffisant pour démarrer. Voir trop petit, donnera qu’une production limitée. Voir trop grand, risque de décourager le plus courageux
s’il n’a pas l’outillage ou le temps, nécessaire à la hauteur de ses ambitions. Un jardin c’est un travail régulier entre mars et septembre de 1h par jour minimum. Le plus ingrat est la préparation du terrain en février mars, la terre est souvent trop mouillée ou remplie de mauvaises herbes où seul le travail manuel est requis.

Il y a 3 zones principales qui ont des caractéristiques variant en fonction de l’ensoleillement, de l’exposition aux vents dominants, de la pluie, des plantations natives (arbres , arbustes..) des bâtiments ou claustra. Ces éléments vont créer des microclimats locaux sur quelques m².

– La zone ensoleillée en hiver sera propice aux plantes précoces et aux graines ayant besoin d’un réchauffement rapide du sol pour germer et aux légumes de plein soleil.

– La zone ensoleillée en été, lorsque le soleil est suffisamment haut dans le ciel. Cette zone est propice aux légumes d’été plantés à partir d’avril mai.

– La zone ombragée en permanence réservée aux plantes de mi-ombre, sensible au soleil trop fort en été.

Schéma d’un potager en perspective montrant l’organisation des cultures et des zones de plantation
Schéma d’un potager vu de dessus montrant l’organisation des cultures, l’orientation et la zone d’électroculture

.On peut ajouter dans le projet:
– Une ou plusieurs réserves d’eau sous forme de bidons de 100l. Qu’il faudra couvrir pour éviter la putréfaction des feuilles et autres déchets qui tomberaient dedans. Si l’eau vient d’une gouttière , un filtre grossier et à sable est nécessaire. L’eau doit
rester claire. Arroser avec une eau sale peut engendrer des maladies sur les feuilles voir tuer les plantes. On peut cependant y rajouter jusqu’à 5% d’urine. C’est au jardinier d’assouvir son besoin directement dans les réservoirs.

– Un coin de compostage à l’ombre en andin ou sous forme d’un caisson aéré en bois à deux compartiments d’environ 1m3 chacun et facile d’accès. Le compost sera arrosé en été pour éviter de se dessécher il faudra aussi penser à le mélanger de temps en temps avec un crochet ou un aérocompost plus pratique. Alternez les couches de composés carbonés: feuilles mortes, morceaux de bois, paille, BFR etc. et les engrais verts, générateur d’azote: tonte, herbe, reste de plantes et restes de cuisine. Cette mise en composteur doit être transitoire pour appliquer les résidus rapidement, avant décomposition complète, sur le sol nu pour un compostage in situ. Le composteur devient un lieu de stockage et non de transformation des matières.
(en savoir plus: cf « jardinez sur sol vivant » Gilles Domenech 2015 edition larousse)

Ressort pour compost permettant d’aérer et de mélanger les déchets organiques dans un composteur
Couche en bois pour semis et jeunes plants utilisée au potager pour protéger du froid et favoriser la croissance

– Une couche, c’est à dire une surface de potager, entourée de planches de bois et recouverte de vitres amovibles.(marque Burger) cette mini-serre orientée plein sud permet de démarrer des semis dès mars en les protégeant du froid et des gelées matinales. La couche peut être chauffée la nuit par différents moyens. On utilisera du compost « spécial semis » pour une bonne germination.

– Un abri de jardin pour ranger les outils et machines au « sec » hors pluie à proximité
du potager. La surface ne dépassera 5m² pour éviter de payer la taxe sur les abris de
jardin.